Phrase Dintroduction Dissertation Philosophie

Je suis tout à fait d'accord avec JSC ! Il FAUT D'ABORD se poser toutes ces questions et les introduire, si possible, dans l'intro...mais après !
Il faut également, avant de faire une intro, FAIRE L'ANALYSE DU SUJET DONNé...définition des mots, interaction de ces mots, reformulation du problème...Si tout va bien, tu devrais t'en sortir avec tout plein de questions, dont celles dont parle JSC...


Pour ce qui est de la méthode générale de l'intro, je peux t'en donner une...assez simple, elle est quasiment "calquée" sur celle du commentaire composé (que tu as normalement étudié pendant ta petite année de prmière ;P)...

-Une introduction est structurée...il ne s'agit pas de balancer toutes tes idées générales, "au pif", idées dont tu vas parler dans ton futur développement...Donc, dans une introduction, il faut :

a. une problématique précise (il s'agit souvent du sujet) : tu peux la formuler sous forme de phrase ou de question.
b. Il faut que tu parles, en survolant (tu développeras dans ton plan ), des différents mouvements philosophiques ou des philosophes, ou même des idées de la "masse générale" (genre "La plupart des gens pensent..."), qui se sont intéressés au grand thème qui apparaît dans la problématique (ici, justice et vengeance).
c. Il est grand temps ensuite d'introduire les petites questions que tu t'es sans doute posées au fil de ton analyse du sujet ("qu'est-ce que la justice?" etc), en finissant, bien sûr, par un questionnement qui se rapproche au maximum de ta problématique.
d. On ré-annonce la problématique (peut-être le professeur l'aura t-il oublié ;P), puis on annonce le plan (les différentes grandes parties qui constitueront ton développement...on les introduit comme cela, normalement: Nous verrons dans un premier temps.......puis nous nous pencherons sur le problème.........Enfin, nous étudierons........).

C'est comme le commentaire composé en fait, sauf que tu ajoutes quelques références philosophiques et quelques questions logiques...
ATTENTION !/: Le principal danger, c'est de "tartiner"...si tu ne trouve pas de références philosophiques, aucune importance ! Le prof ne demande pas un étalage de connaissance, mais une maîtrise de celle-ci (c'est sûr que, si tu mets la biographie de Marx ou Freud and Co dans ton intro, elle sera très longue et complètement inutile !).
Mieux vaut une introduction courte mais bien structurée et bien compréhensible (même par toi-même !) qu'une intro longue, bourrée de références inutiles et auxquelles tu ne comprends strictement rien !

Voilà ! et courage! La philosophie, c'est bien...mais 'faut s'y accrocher !

L’accroche est un classique des méthodes de dissertation. Cet article explique ce qu’est l’accroche. Il présente les erreurs à éviter et fournit des conseils pour réussir son accroche. Il propose aussi des exemples. Enfin, l’article répond à la question « Faut-il vraiment faire une accroche ? » (pas sûr).

Qu’est-ce que l’accroche ?

L’accroche est le tout premier moment de la dissertation. Elle se compose d’une ou plusieurs phrases par lesquelles on débute l’introduction de sa copie.

L’accroche se situe juste avant la définition des termes du sujet. Sa fonction est d’amener vers l’explication des mots du sujet et vers la problématique.

On part d’un élément « quelconque » et on le rattache au sujet et au problème philosophique qu’on va étudier. Ce dont on part est globalement libre, ça peut être :

  • un fait historique
  • un élément d’actualité récente
  • une œuvre littéraire ou artistique
  • une expérience de la vie courante
  • un proverbe ou un lieu commun
  • une citation (déconseillé)
  • ou autre chose encore

L’idée est d’attirer l’attention du correcteur, de susciter son intérêt et d’éviter un début de copie « sec ». Je reviendrai sur ce point plus bas dans la section « Faut-il vraiment faire une accroche ? »

Les erreurs à éviter en accroche

Faire trop long. Une accroche de 2-3 lignes suffit largement. Passé 5 lignes, c’est souvent trop : on perd son temps. L’objectif de l’accroche est d’amener vers ce qui est vraiment important dans la dissertation. Elle n’a pas en elle-même un grand intérêt.

Partir d’un élément inconnu au correcteur. Le lecteur ne sera pas « accroché » s’il ne sait pas de quoi vous parlez. Et vous ne devez pas gaspiller 10 lignes pour expliquer l’exemple que vous avez choisi. L’idéal est de privilégier un élément de culture générale extrêmement célèbre (Madame Bovary, Star Wars Épisode IV, etc.) ou une expérience de la vie quotidienne.

Prendre trop longtemps à choisir votre accroche. 3 minutes, pas plus. Pas besoin de chercher l’accroche parfaite qui rendrait votre copie « unique » et « géniale ». Réservez votre temps pour travailler la problématique, le plan et les arguments. Ce sont eux qui font la valeur de votre copie, bien plus que l’accroche.

Comment faire une bonne accroche ?

Soyez clair et précis. Vous parler d’un film, d’un roman, d’un essai ? Précisez le : « dans le film Le Seigneur des Anneaux ». Vous mentionnez un artiste ? Dites quelle est sa profession exacte : chanteur, peintre, etc. Ce genre de précaution simple évite des confusions.

N’allez pas chercher loin. Plus l’accroche est proche du sujet, plus il est facile de passer à la suite de l’introduction. Une remarque étymologique peut faire une bonne accroche. Une question sur le (ou les) sens d’un mot du sujet aussi. On enchaîne ensuite de façon fluide vers la définition des termes et l’exposé de la problématique.

Évitez les citations. Toute citation doit être expliquée. En plus de recopier la citation, vous devez préciser ce qu’elle signifie et justifier de sa pertinence. C’est beaucoup de choses à rentrer dans le court moment de l’accroche. Saufcitation extrêmement brève, mieux vaut éviter.

Exemples d’accroches

Les exemples ci-dessous sont issus de bonnes copies, mais ils sont malheureusement de niveau CAPES / agreg (les concours pour devenir prof de philo). C’est tout ce que j’ai sous la main.

Sujet : Peut-on ne pas être soi-même ?
« Sois toi-même ! » L’injonction est courante, et souvent entendue par celui qui se prépare avec anxiété pour un important rendez-vous. Derrière sa banalité, la formule a de quoi surprendre.

Sujet : L’interprétation est-elle sans fin ?
Recourir à un interprète, c’est viser un certain but au-delà duquel l’interprète pourra être congédié. De même interpréter ne se fait jamais sans viser une quelconque fin […]

Sujet : La technique transforme-t-elle l’existence humaine ?
Compris comme regroupant tout ce par quoi l’homme altère son environnement afin de mieux l’adapter à ses besoins, la technique assiste les hommes dans le moindre de leurs gestes quotidiens, de ceux qui élaborent une horloge rudimentaire à ceux de la production au sein d’une entreprise.

Sujet : Qu’est-ce qui est premier ?
Personne ne s’attend à ce que celui qui a terminé premier au Tour de France réitère l’exploit en décrochant le prix Goncourt.

Dans tous ces exemples, les étudiants ont choisi d’être très brefs. Leurs « accroches » sont minimalistes et presque inexistantes. Mais elles préparent la suite de l’introduction : la définition des termes, qui elle-même conduit à la problématique.

Faut-il vraiment faire une accroche ?

Une bonne accroche est un « plus » pour une copie déjà excellente. Mais elle ne sauve pas une dissertation si les bases de la méthode ne sont pas acquises (problématique, plan, progression). C’est pourquoi on dit parfois que l’accroche est facultative.

On conseille alors de passer directement à la définition des termes du sujet et d’y accorder plus de temps. On évite ainsi de chercher une accroche, de tenter de faire un lien artificiel avec le sujet, et on se concentre sur l’essentiel.

Plus intellectuellement, on peut douter de l’utilité de l’accroche. L’accroche a une dimension « cosmétique » : elle rend la copie moins « sèche », elle la peaufine. Mais l’idée même d’accroche semble paradoxale pour 3 raisons :

1. L’accroche est censée « intéresser » le lecteur, « capter son attention ». Mais qui lit des dissertations ? Des correcteurs, qui sont payés pour ça. Ils n’ont pas besoin qu’on les attire vers la copie comme s’ils n’allaient pas la lire sans ça (!)

2. L’accroche propose de partir d’un élément éloigné de la philosophie, pour le « raccrocher » au sujet et à un problème philosophique. Elle demande de trouver quelque chose qui n’a rien à voir avec ce qu’on fait (de la philo), puis de montrer qu’en fait si, ça a bien un rapport.

3. Enfin, l’accroche cherche à « attirer l’attention » d’un prof de philosophie en lui parlant de tout, sauf de philosophie. Elle semble suggérer qu’il y a des choses philosophiques ailleurs qu’en philosophie. Comme si les philosophes n’étaient pas au courant…

Bref, l’accroche est facultative. Si vous maîtrisez très bien la dissertation et que vous souhaitez en faire une, pourquoi pas. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’exercice, n’hésitez pas à vous concentrer sur d’autres aspects de la dissertation et à réduire votre accroche au minimum.

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